EP00 - À 42 ans, j'arrête d'être polie avec la mort - Dans la saison 2 on regarde la mort en face
"Jusqu'ici, j'ai parlé de la mort avec des paillettes, de musée, de patrimoine, de matrimoine, de culture, de faits de société, de législation funéraire, mais c'est pas suffisant.
J'ai trouvé cette saison un peu lisse, comme une saison test, parce que je ne savais pas comment tu allais prendre le fait qu'on parle de la mort. La mort, elle est dégueulasse, elle est injuste. Parce qu'on ne meurt pas que d'accidents, volontairement, ou de vieillesse. Il y a la mort causée par autrui.
À 42 ans, bientôt 43 ma petite Micheline, il est temps que j'assume mon côté un peu connasse et que je te parle aussi de la mort que je ne supporte pas. Je ne cherche pas le choc gratuit ou le buzz. Je veux nommer, expliquer, t'expliquer et comprendre avec toi. Je veux mettre des mots là où on préfère le silence."
— Virginie, épisode 0 saison 2
EP9 - Conseiller funéraire : formation, réalité et vérité sur un métier essentiel
Quand je me suis lancée en 2019, en plein Covid, je ne pensais pas que le métier de conseillère funéraire allait changer ma vie à ce point.
La formation, c’est 140 heures de théorie, 140 heures de stage… mais en vrai, rien ne te prépare vraiment à ce que tu vas vivre. On te dit qu’il faut être rigoureux, savoir gérer les familles, connaître le CGCT — le Code Général des Collectivités Territoriales, notre véritable bible — sur le bout des doigts. Mais on oublie de préciser qu’il faut aussi être prêt à affronter les odeurs, les corps, parfois les enfants, et toutes les émotions qui traversent une salle.
Je me souviens d’une anecdote : une cérémonie commençait dans une église, et soudain la fille du défunt crie qu’il y a une bouteille de whisky vide posée sur l’autel. J’ai improvisé : je me suis approchée comme si je réarrangeais les fleurs et j’ai discrètement retiré la bouteille. Plus tard, j’ai appris que le prêtre avait remplacé le vin de messe par du whisky… Voilà, ça aussi, c’est le quotidien d’une conseillère funéraire.